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Accidents d’exposition au sang (AES)

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Accidents d’exposition au sang (AES)

Message par fzohra le Ven Aoû 06, 2010 8:07 pm

L’exposition au sang (AES) ou au liquide biologique (liquide amniotique, pus, ..) est un accident fréquent chez les professionnels de santé. Elle survienne après piqûre ou blessure avec un instrument souillé (aiguille de seringue, lame de bistouri,…) ou même après contact avec du sang ou liquide biologique sur une muqueuse (yeux, bouche) ou une lésion cutanée préexistante.
Risque:

Le sang et les liquides biologiques peuvent véhiculer des agents infectieux divers, en particulier les virus VIH (Sida), VHB (Hépatite B), VHC (Hépatite C). Le risque de transmission virale entre patients et soignants lors d’un AES est variable selon le virus en cause, le mode d’exposition et le liquide biologique concerné. Quels que soient les virus considérés (VIH, VHB, VHC), le risque de transmission au soignant après AES est fortement lié au niveau de charge virale plasmatique du patient source au moment de l’accident. Le risque est maximum en cas d’exposition au sang ou liquide biologique d’un patient à sérologie positive.
Le risque est important en cas d’accident avec une aiguille creuse de prélèvement veineux ou artériel contenant du sang. Le risque est intermédiaire s’il implique une aiguille préalablement utilisée pour une injection sous-cutanée ou intramusculaire, ou une aiguille pleine (aiguille à suture…). De même, le risque est minime en cas de piqûre au travers de gants. Enfin, il est encore plus faible en cas de projection cutanéo-muqueuse (yeux, bouche,..).

Conduite à tenir:

1. Désinfecter en urgence :

Nettoyer la peau avec : eau et savon, Dakin® (ou à défaut javel 9° chlorométrique dilué au 10%) ou Betadine® en assurant un temps de contact d'au moins 5 min. L’alcool est un mauvais désinfectant des virus.

Pour les muqueuses : rincer abondamment avec le sérum physiologique, faire un bain de bouche avec le Dakin®. Pour les yeux désinfecter avec une collyre antiseptique.

2. Vérifier le statut sérologique du patient source* :

Rechercher : Ac anti HIV (SIDA), Ag HBs (hépatite B), Ac anti HVC (hépatite C).

Vérifier sur le dossier du patient source ou faire des prélèvements sanguins (avec l'accord du patient).

* Patient source = personne dont le sang ou le liquide biologique est à l'origine de l'infection.

3. Consultation en urgence :

En dehors des heures ouvrables, les services des urgences sont la filière de prise en charge des AES.
Le suivi doit être assuré par le médecin du travail et/ou par un spécialiste en maladies infectieuses.

L’objectif est d’évaluer le risque de transmission virale (VHB, VHC, VIH) et envisager, avec l’accord de la personne accidentée, une éventuelle chimioprophylaxie antirétrovirale (en fonction de la sévérité de l’exposition, de la connaissance du statut sérologie du sujet source, de l’inoculum et du délai).
Limiter la prescription d’antirétroviraux (ARV) là où le risque est identifiable, pour cela il est indispensable de rechercher le statut sérologique de la personne source dès que possible par le test de diagnostic rapide (TDR).
Si elle est nécessaire, la prophylaxie VIH doit être débutée de façon optimale dans les 4 heures qui suivent l'AES et au plus tard dans les 48h, pour celle du VHB dans les 48h.
S’assurer de l’immunité par des tests sérologiques :

Ac anti HIV à J0, J8, J90, 6 mois
Ac anti HVC à J0, J8, puis surveillance ALAT, PCR VHC si risque de contamination VHC
Ag HBs à J0, J8
4. Déclaration d’accident de travail :

La déclaration administrative est obligatoire dans les 48 heures. Le médecin consultant rédige le certificat médical descriptif avec mention du risque biologique. C'est une formalité administrative et non une urgence !!

5. Prévention :

Protection par des gants et lunettes au cours des gestes chirurgicaux et obstétricaux.
Ne jamais remettre les aiguilles utilisées dans leur capuchon.
Lors d'un acte de petite chirurgie, il est conseillé d'utiliser une pince ou des écarteurs (et non la main contro-latérale) et de ne pas faire de nœud avec l'aiguille en place.
Utiliser des conteneurs spéciaux (OPCT) pour jeter les aiguilles et les lames de bistouris souillées.
Marquer les prélèvements d’un patient infecté par une étiquette spéciale.
Consulter votre médecin du travail pour pratiquer les vaccinations contre l’hépatite (et le tétanos).

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